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Première séance de l’année 2009-2010 en live streaming.

Vous pouvez retrouver l’archive de la séance dans la page Ressources du blog.

Après une première année consacrée à l’étude de La part de fiction dans le cinéma documentaire, cet atelier du Lhivic se propose d’examiner la dimension narrative des récits documentaires. La démarche procède d’une problématique historienne, ouverte aux acquis de l’approche culturelle du cinéma. Les enjeux de la narrativité seront donc étudiés aussi bien en amont de la fabrication du documentaire (production, choix du réalisateur, etc.) qu’au niveau de son économie interne (structure du récit, dimension fictive, etc.) et en aval, lors de sa réception (construction du récit par la critique, la censure). Ces dimensions proprement cinématographiques s’articuleront toujours à un questionnement épistémologique et historiographique sur les écritures de l’histoire.

On abordera ces sujets suivant deux optiques complémentaires. Ainsi certaines séances seront consacrées à des études de cas (films documentaires chinois, polonais, etc.) avec des invités (doctorants, réalisateurs, chercheurs etc.). D’autres séances porteront directement sur des points méthodologiques. Il s’agira pragmatiquement et toujours à partir de textes précis (Kracauer, Ricoeur, etc.) de mettre en regard les enjeux de l’écriture de l’histoire avec les modalités de mise en intrigue des films dits documentaires.

Liste de diffusion associée : cinemadoc@ehess.fr (demander votre inscription à remybesson@gmail.com)

Documents en ligne : Tentative de modélisation du champ des études historiennes sur les formes visuelles.

Après un petit-déjeuner au Lhivic, W.J.T. Mitchell a poursuivi sa tournée parisienne par un programme d’interventions qui ont eu lieu au sein de différentes institutions, preuve-même de la pluridisciplinarité de ses recherches: le département de littérature anglaise de l’université Paris-Diderot, l’INHA et le Jeu de Paume. Pourtant, quelle que soit le lieu d’accueil, le discours était le même, répondant à l’impératif de penser ensemble le visuel et le verbal.
La formule “conversation” optée par l’INHA semble être appréciée par l’institution comme moyen de titiller un penseur sur les différents points -faibles- de ses recherches (se souvenir de la rencontre Griselda Pollock / Jacqueline Lichtenstein), bien que Philippe Bordes, choisi comme médiateur de la rencontre, fut plutôt généreux. Après une brève présentation de l’invité, son champ d’étude (les Visual Studies), sa trilogie (Iconology, 1986; Picture Theory, 1994; What do Pictures Want? 2005) et la publication trimestrielle qu’il dirige, Critical Inquiry, dédiée aux idées les plus nouvelles quelle que soit la discipline, la parole fut donnée à Mitchell qui eut à répondre à des questions parfois incisives (”Etiez-vous sérieux quand vous avez affirmé que les images veulent qu’on les embrasse?”), donnant l’occasion au public de l’entendre ennoncer clairement les pensées-pilliers de sa théorie:
-il est important de se poser des questions nouvelles face aux œuvres d’art (suivant le conseil de Michel Foucault face aux Ménines de Vélasquez, lire l’introduction de Les Mots et les choses, 1966), de manière à voir les choses différemment, et éviter de tomber dans le piège qui consiste à penser que l’on sait déjà quelles sont les idées importantes (cf. Critical Inquiry). Encourageant ainsi la spéculation, il nous a donné le conseil suivant: “Think new thoughts!” Continue Reading »

Lucía Ulanovsky est doctorante en cotutelle entre l’Université de Buenos Aires et l’EHESS, sous la direction de Susana Sel et Sylvain Maresca. Ses recherches en thèse traitent “Les transformations du métier de photoreporter et de l’usage de la photographie dans la presse à Buenos Aires. Le cas du journal La Razón pendant la période 1969-1984″.

Elle était l’invitée de l’atelier au printemps dernier. Lors de sa présentation, la discussion s’est concentrée sur la lecture d’images, placées ici en fin de billet à sa demande.

Comme tout métier le photoreportage a ses grands hommes, ceux qui ont contribué à composer la légende de l’image au service de l’information. Il y a aussi – et c’est le plus grand nombre – des professionnels ordinaires qui assurent le tout-venant de la photographie de presse. À partir de ce constat, j’interroge comment s’exerçait ce métier en Argentine dans un grand journal traditionnel au cours des années 1970 et au début des années 1980, c’est-à-dire à une époque où de profonds changements politiques et sociaux se sont succédés. Par ailleurs, les transformations qui ont affecté le milieu du photojournalisme argentin – innovations techniques, nouveaux discours journalistiques, comportements des agents sociaux au sein des organes de presse – ont commencé autour de 1965 jusqu’aux débuts des années 1980.

Cette étude se concentre sur un cas particulier : l’équipe des photographes et l’usage de la photographie au quotidien La Razón. La Razón était un quotidien d’information généraliste, destiné au public le plus large. Ce n’était pas une publication illustrée mais un périodique du soir à grand tirage durant cette période. Dans cette publication de format colombier, la photographie n’occupait pas la même place que les articles écrits. Les pages comportaient peu de photographies qui côtoyaient de nombreuses et grandes publicités. Les rubriques sportives – en particulier le football – l’actualité du cinéma et du théâtre, les faits divers ainsi que les catastrophes naturelles étaient les plus illustrées : la section politique était apparemment la moins illustrée. Parfois la Une était dédiée aux images et parfois la Une aussi bien que les pages intérieures proposaient un nombre considérable de photographies sur un événement politique local. Comme tous les quotidiens, sa réalisation était soumise à l’urgence quotidienne de la sortie en kiosque. Le service photographique du journal se composait de quinze photographes, qui devaient répondre à une double exigence : la ligne éditoriale du journal et le temps du bouclage. Continue Reading »

The 1st Cité des Télécoms Summer School in Pleumeur-Bodou on “The History of the Electronic Image: A Long Term Perspective”, took place between the 14th until the 18th of September 2009.

The telecommunication centre space Pleumeur-Bodou (CTS), located in the beautiful Cotes d’Armor, in Brittany, was the source of transmission the so called mondiovision television via the satellite « Telstar » in the 1960s. The benchmarke date was the evening of July 10, 1962, day when 190 technicians and engineers were working in the control room of the CTS. In a telephone contact with their U.S. counterpart the French Radome (radar + dome) communicated to its twin sister in Andover (Maine), and the first television transmission between the United States and France took place. Nowadays visiting the site gives the chills. The imposing Radom is now a museum and memorial place.

It was in this historical site that around 15 PhD candidates from all over the world, had an incredible chance to be able to present and discuss about our research topics in a friendly atmosphere. The fact of being all day together enhanced multiple informal and fruitful exchanges from a large scope of themes. The organisers Pascal Griset from la Sorbonne and Andreas Fickers from Maastrich University, all together with the Telecom people did a remarkable organisation work. The PhD candidats’ talks were in link with a key-note lecture. These were: Isabelle Veyrat-Masson (CNRS), James Schwoch (Northwestern University), Ib Bondebjerg (Univ de Copenhague) and Patrice Flichy (Univ Marne la Vallée).

The partnership between Orange labs and the universities empowers both research teams. Hope this kind of relations between the academic world and the entrepreneurial world continues to take place.

La presse est souvent conservée dans les bibliothèques françaises sous la forme de microfilms, bandes en bobines qui se consultent par projection sur un écran. Pour celui ou celle qui travaille sur les images – et la presse regorge d’images –, l’expérience relève du jeu de piste et s’avère épique tant la quantité d’informations qui se perdent est grande ; et plus encore quand il s’agit du traitement visuel d’une information.
Souvent médiocre, surtout après plusieurs (années de) consultation et de visionnage, la qualité des microfilms doit de plus supporter un éclairage en général imparfait. Zones d’ombre, poussières, rayures, éléments effacés, manque de lisibilité… génèrent une première perte d’informations des images de la presse consultée sous forme de microfilms.


L’Express n°882 du 13 au 19 mai 1968 et n°883 du 20 au 26 mai 1968

Paris Match n°997 du 18 mai 1968, p. 74 et p. 63

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S’il est un visage identifiable au premier coup d’œil, c’est bien celui de Mickaël Jackson. Souvent appelé l’icône pop, on ne peut nier l’importance de l’image dans le développement de sa célébrité.  Ses talents de musiciens mis à part, MJ est réputé pour les nombreuses manipulations qu’il a fait subir à son visage. Les images photographiques en sont les témoins et le mode de diffusion.
En regardant la photographie de son premier album Of the wall (1979), on observe la star à la peau noire, au nez légèrement rond et aux cheveux bouclés. En parallèle, si l’on regarde cette autre image plus récente de lui,  on peut s’apercevoir d’un grand nombre de changements.

Album Of the wall, 1979

Reuters. Lucas Jackson, 25 mai 2005

Sa peau a éclairci, ses cheveux sont raides et disciplinés, ses yeux et sa bouche sont maquillés,  ses sourcils sont travaillés. Le visage du premier album laisse place à un physique très apprêté. Ces bouleversements manifestent une volonté de gommer certains aspects physiques pour se fabriquer  une nouvelle figure, plus proche de l’image à laquelle il souhaite ressembler.
MJ mène sa vie en occultant les aspects du monde qui le dérange. En construisant Neverland, à l’image du monde disneyen, il refuse de vivre dans la société réelle et se crée un monde expurgé de négatif, de contraintes et  de mal. C’est un peu la même démarche qu’il adopte à chacune des interventions sur son visage.  MJ se dirige vers l’image idéale qu’il projette pour lui-même. Cet éternel « enfant » se débarrasse de ses caractéristiques physiques originelles pour composer  une image de lui en adéquation avec ses idéaux. Mais plus que de gommer ce qu’il souhaite avec un logiciel de retouche, MJ agit sur son propre corps, le transforme et finalement fabrique son image, à savoir ce qui est visible de lui par le monde extérieur.
En changeant de couleur de peau, en cultivant la féminité de son visage, en se dessinant des sourcils dignes de dessin-animé ou en effaçant les signes de l’âge, MJ se place dans un entre-deux, entre blanc et noir, entre féminin et masculin, entre adulte et enfant. Son idéal refuse les catégories et balance entre les antagonismes. En modifiant son physique et en rassemblant tous ces paradoxes, MJ incarne une sorte d’universel.
Cet idéal représente l’absence de contradiction, l’absence de position. Rien n’est négatif, rien n’est mauvais, puisque rien n’est affirmé, tout se polisse.
A la manière de Disneyland où chaque chose est à sa place, où aucune tension n’existe, où le négatif est expulsé, mais aussi où l’illusion prime sur la réalité aux yeux du visiteur, MJ se créée une image toute positive, sans les défauts qu’il s’imagine, une image fabriquée, censée faire illusion aux yeux du spectateur. A la manière du visiteur de Disneyland, celui qui se trouve devant une image de l’icône pop sait qu’il est en présence d’illusion et pourtant continue à espérer, à vénérer. MJ incarne une sorte d’utopie pour un grand nombre de fan.
Louis Marin dirait que cette utopie, en balayant les contradictions et en n’étant qu’illusion, devient «dégénérée ». L’image ci-dessous nous montre qu’à force de vouloir incarner cet idéal, elle devient monstrueuse. Finalement on ne sait plus si l’homme photographié est bien  l’idole des années 80 ou un banal sosie. A vouloir trop de perfection, MJ s’est fabriquée une image étrangement inquiétante.

© Valérie Belin, série Sosie de M. Jakson, 2003

Reuters. Stefan Wermuth, mars 2009

– Compte-rendu du colloque des 29 et 30 avril 2009 –

Ces deux journées de colloque, organisées à l’occasion des 60 ans de Paris Match, étaient construites autour de quatre grands thèmes: “Historique du photojournalisme”; “Le cas de la presse française”; “La question des représentations”; “Le photojournalisme à l’étranger”.

De ces deux journées, on peut particulièrement retenir deux études de cas quant au traitement de l’information et de la place de la photographie dans cette construction.

Joëlle Beurrier, dans une présentation intitulée “Le Magazine, la guerre et la France – Exemple de l’année 1962 – Paris Match“, a souhaité revenir sur ce qu’elle nomme une “culture de guerre” du magazine. Elle postule, en effet, que ce qui construit un magazine n’est pas seulement la rencontre de l’événement, d’impératifs économiques et de plusieurs volontés humaines, mais qu’il est aussi possible d’envisager le périodique comme le reflet de mentalités traversées par une (ou des) culture(s) sous-jacentes. Elle s’appuie dans cette recherche sur ses précédentes conclusions à propos du traitement de la première guerre mondiale par l’hebdomadaire illustré Le Miroir. Par cette nouvelle étude de cas, elle cherche du côté des inconscients ou imaginaires collectifs par lesquels sont travaillés les hommes qui font l’information : ce qui fabriquerait un numéro à tonalité guerrière ne serait pas tant l’événement historique lui-même qu’une culture de guerre nationale.

La très remarquée présentation de Michaël Attali et Gilles Monteremal était, elle, consacrée au “traitement du sport dans Paris-Match : de la valorisation de l’exploit à la peopolisation du champion (1949-2009)”. Ces deux chercheurs ont présenté ce qui correspond à une première étape de leur travail : à savoir, l’étude des photographies de Unes de Paris Match lorsqu’elles sont consacrées au sport pour considérer le traitement de l’actualité sportive par le magazine. Sur la période 1949-2009, ils distinguent quatre grands moments :

- “une perception sportive décalée (1949-1958)”, période au cours de laquelle les couvertures de Paris Match reflètent assez faiblement le sport tel qu’il se développe effectivement, certains noms ou certains événements clé n’apparaissant jamais en couverture de Paris Match;

- “le champion, allégorie patriotique (1958-1969)”. Au moment où le Général de Gaulle est rappelé au pouvoir, le magazine mobilise la rhétorique patriotique (et tout particulièrement la rhétorique gaulliste) à l’occasion des compétitions sportives nationales et de Jeux Olympiques, et sous le mode “La France qui gagne”.

- “une vedette en devenir : du champion à la célébrité (1970-1980)”. Période de transition, certaines tendances (l’apparition de sportifs étrangers en couverture, par exemple) ne se confirmeront pas par la suite quand d’autres, au contraire, s’annoncent comme les prémices de ce que sera le traitement de l’actualité sportive dans les années 1980-2009 (la peoplisation des sportifs en particulier).

- “La disparition du champion : un nouvel acteur des grands de ce monde (1980-2009)”. Alors qu’apparaît dans le champ, la foule patriote, les sportifs étrangers disparaissent du cadre en un “recentrage” sur les sportifs français. Le plus souvent mis en scène en situation privée, voire glamour, c’est une figure du sportif non plus comme champion mais comme célébrité qui devient dominante. Le sportif s’efface au profit du spectacle.

Pour Michaël Attali et Gilles Monteremal, cette analyse (encore en cours) conduit à s’interroger sur la fonction même du magazine d’actualité.

Un ancien de Paris Match venu écouter les interventions réagit : une couverture de Match sur le sport, c’était 100 000 exemplaires perdus, le sport n’est pas vendeur!, dit-il de façon surprenante. Il rappelle en quelques assertions, quelques peu agacées, qu’un magazine doit d’abord procurer du plaisir. “Il n’y a pas de morale dans tout ça, ce qui nous intéresse est de vendre. Qu’est-ce qu’on a pu rire avec cette histoire de déontologie!”. Ses multiples et différentes interventions ont permis d’entendre les histoires que d’aucun ont appelé leurs “fabuleuses années Paris Match” (Nicolas de Rabaudy) ou leur “fabuleuse aventure de Paris Match” (Guillaume Hanoteau) et la tonalité de ce type de sources (les livres souvenirs des journalistes à Paris Match) qui oscillent entre témoignages et discours d’auto-légitimation. Cette posture rejoint, en effet, la figure – et mythologie – du journaliste-aventurier, légitimé par ses liens avec la grande Histoire (Résistance, guerre d’Indochine, guerre du Vietnam…) ou avec de grandes personnalités publiques.

Or, l’une des difficultés pour travailler les relations entre la presse et la photographie tient précisément à la question des sources. Pour travailler les grands magazines illustrés de cette deuxième moitié du XXème siècle, il n’est pas toujours possible d’accéder aux archives de ces magazines (livres de compte, compte-rendu d’Assemblée Générale, stocks de photographies disponibles, essais de maquettes…) et l’on manque souvent d’informations techniques quant à leur fonctionnement effectif. Restent ces témoignages et les numéros publiés, qui imposent de travailler principalement à partir d’observations sur ces publications. Ce qui a ses limites. Sans compter les problèmes d’accès à ces numéros, autrement dit les problèmes de conservations de la presse – en général sur microfilms ou dans des banques d’images numériques – qui posent de sérieuses questions quand on parle d’images.

Signalement

Mardi 28 avril 2009, 17h-19h à l’Institut national de l’Histoire de l’Art, Bibliothèque du CEHTA

 

Intervenants : Juliette Crochu et Sébastien Roffat de l’Association Française du Cinéma d’Animation (Afca)

 

Sébastien Roffat (auteur de Animation et propagande : les dessins animés pendant la Seconde Guerre mondiale, chez L’Harmattan) interrogera le statut du « documentaire animé ».

Est-ce un oxymore ? Quelle définition donner à ce terme hybride regroupant le documentaire qui se définit en liaison avec le réel et l’animation qui se pose généralement en rupture totale avec la réalité ? Qu’est-ce qui différencie des films plus anciens des documentaires animés récents? Est-ce une mode des années 2000 ? Quelle différence entre un docu-animation et un documentaire animé ?

Une importance toute particulière sera portée à la remise en contexte de ces créations actuelles dans le temps plus long de l’histoire du cinéma ( à partir du film le naufrage du Lusitania en 1918, des films prophylactiques des années 20, des films de Jean Painlevé, etc.)

 

Une sélection d’extraits de documentaires animés de la dernière décennie sera présentée et commentée par les intervenants :

Creature Comforts – L’Avis des Animaux (1989) de Nick Park
Journal (1998) de Sébastien Laudenbach
Ryan (2004) de Chris Landreth
Aldrig som första gangen ! – Jamais comme la première fois (2005) de Jonas Odell
Démocratie à la française (2005) de Koulamata (Alex Chan)
Irinka et Sandrinka (2007) de Sandrine Stoïanov
Je suis une voix (2007) de Cécile Rousset et Jeanne Paturle
Trafalgar (2007) de Fabrice Hourlier
Valse avec Bachir (2008) de Ari Folman

 

Cette séance s’inscrit dans le cadre de l’atelier bi-mensuel du Lhivic sur La part de fiction dans le cinéma documentaire qui se propose d’examiner la dimension fictionnelle du style documentaire. Ce sujet est abordé pragmatiquement et dans une optique interdisciplinaire, à partir de l’étude d’extraits de films documentaires et de textes (de Baecque, Delage, Deleuze, Kracauer, Ricœur, etc.). Ces problématiques renvoient directement à celles de l’écriture de l’histoire, discipline dont on interroge particulièrement depuis le tournant linguistique les modes de mise en récit. Tout l’enjeu est alors de ne pas utiliser le cinéma comme une métaphore du procès historien, mais bien d’interroger l’écriture de l’histoire à partir de formes cinématographiques.

Rémy Besson
Liste de diffusion associée : cinemadoc@ehess.fr (demander votre inscription à remybesson@gmail.com)

Signalement : ” En correspondance vers…” Mardi 31 Mars 2009 à 19h30 (Programme du cycle  ici)

Je me permets de signaler aux lecteurs du blog le début mardi prochain du troisième cycle de projections de Paroles d’images, association dont plusieurs membres sont au Lhivic. Il s’agira d’une occasion de découvrir et d’échanger autour de courts métrages et autres formes audiovisuelles…

visuel_cinechanges1

Cette année, l’association travaille en collaboration avec des acteurs impliqués dans ces interrogations : Amnesty International et RESF.

Programmation de la séance suivie d’une discussion animée par Rémy Besson :

“Who By Water” de Bill Morisson (USA, 2007, Hypnotic Pictures – 17′)

“Destination” de Fabrice Camoin (France, 2004, Les Films du Poisson – 34′)

“Mesnil-Amelot” de Thi Bach Tuyet (France, 2007, Actualites démocratiques/ Maison Populaire de Montreuil – 7′)

Entrée libre

à la Maison des initiatives étudiantes
50 rue des Tournelles
75003 PARIS

Métro : Bastille ou Chemin vert

Signalement : Institut d’études politiques, Amphithéâtre Chapsal, Mardi 3 mars 2009, 19h15-21h

Le 17 février, s’est ouverte l’audience préliminaire du procès intenté par les Chambres extraordinaires au sein des Tribunaux cambodgiens (CETC) contre Kaing Guek Eav, 66 ans, plus connu sous le nom de « Douch ». Ancien responsable du centre d’interrogatoires sous torture S-21, Douch, en prison depuis 1999, est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Continue Reading »

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